Du rififi dans le monde des mailles

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Qu’est-ce qui différencie une tricoteuse d’une crocheteuse ? La réponse semble simple, la tricoteuse utilise des aiguilles à tricoter et la crocheteuse un crochet. Et une tricoteuse d’une autre tricoteuse ? Et une crocheteuse A d’une crocheteuse B ? Là tout se complique et je me suis aperçue que cela provoquait des réactions surprenantes voire violentes. Le monde de la maille a aussi ses intégristes.

Il était une fois dans mes souvenirs

Reprenons, il fut un temps, celui où les téléphones avaient des cadrans et un fil, où je me souviens que les femmes qui tricotaient dans mon entourage, le faisaient toutes de la même façon. Elles utilisaient des aiguilles droites, elles tricotaient différentes pièces qu’elles assemblaient par la suite. Elles s’apprenaient des points lors de réunions de famille ou lors de rencontres dans les merceries. Dans chaque ville ou village, il y avait au moins une mercerie au même titre qu’une boulangerie. Je me rappelle même que certaines gauchères avaient appris comme si elles étaient droitières…

Pour le crochet, je ne me rappelle pas trop, c’était mon arrière-grand-mère qui en faisait. Elle crochetait des coussins ronds aux couleurs très pop, nous étions dans les années 70.

J’avais même une grande tante qui tenait une mercerie et vendait des laines Pingouin. J’allais avec ma mère choisir la laine pour mes futurs pulls et nous regardions dans le catalogue de la marque, le futur modèle.

Pour moi, le tricot et le crochet sont associés au partage entre les générations et au plaisir de toucher les pelotes en magasin. Je suis une sorte d’Amélie Poulain des arts de la laine.

Aujourd’hui une autre réalité

Pour mille raisons, ma mère ne tricote plus. Mon arrière-grand-mère n’est plus. Je vis dans une autre région et quand j’ai repris le tricot, il y a seize ans, je n’avais pas internet… J’ai donc acheté des aiguilles droites en métal et j’ai cherché une mercerie pour trouver laine et modèles. Dans la ville où j’habitais alors, c’était un magasin Phildar. J’ai aussi acheté en librairie un gros livre avec  de nombreux points de tricot expliqués par des photos pas-à-pas et je me suis lancée. Voilà, j’étais redevenue une tricoteuse.

Nous avons déménagé et la mercerie la plus proche proposait la qualité Bergère de France. J’ai donc découvert les magazines de cette marque et constaté que les explications n’étaient pas les mêmes. Elles étaient écrites différemment mais dans l’essentiel, elles respectaient le même principe : le tricot en plusieurs étapes.

Puis un jour, j’ai eu une connexion internet et là ce fut comme entrer dans la caverne d’Ali Baba. J’ai commencé petit, par des blogs, puis un jour, j’ai franchi le cap de Ravelry. J’ai pris une grosse claque !

J’ai appris qu’une tricoteuse peut tricoter avec des aiguilles droites dans des tas de matière, mais aussi avec des aiguilles circulaires. J’ai découvert le tricot en rond où le point jersey endroit se tricote comme le point mousse sur des aiguilles traditionnelles et le point mousse comme le jersey endroit ! Ensuite, j’ai constaté que le tricot peut se faire en une seule pièce soit en top-down du haut vers le bas soit du bas vers le haut le bottom-up. Bien sûr, j’ai vite constaté que les anglo-saxons tricotaient différemment et je ne parle même pas des islandais qui coupent leur tricot aux ciseaux après y avoir fait des steeks.

Quant aux pelotes, là aussi, d’incroyables découvertes. Certaines se vendent en écheveaux, d’autres sont en alpaga et non en laine, elles peuvent être teintes à la main avec des plantes… Je ne parle même pas des femmes qui filent elles-mêmes leur laine puis teignent leur réalisation. Quant aux marques, il en existe tant qu’il est impossible d’en faire un listing. Les ventes en ligne permettent de découvrir des vrais trésors et des fils luxueux qui donnent à une simple écharpe au point mousse, une classe incroyable.

Avec mon fond Amélie Poulain, je me suis réjouie de cette diversité. Surtout quand je me suis aperçue que des tutos étaient en ligne pour maîtriser le magic loop ou le cercle magique du début de certains grannies.

Un constat amer et qui m’ennuie

J’ai donc repris le tricot et le crochet, par la même occasion, avec de nouveaux horizons et un optimisme frisant la naïveté. Et là, je suis tombée de haut. Le monde des mailles n’est pas que partage.

J’ai découvert avec effroi que certaines blogueuses peut-être mal informées, toujours mon côté optimiste, diffusaient gratuitement sur leur site des modèles payants ! Des créatrices talentueuses, certaines débutantes, étaient spoliées de leur propre travail. Elles n’étaient pas respectées. Je me suis indignée, j’ai trouvé ça incroyable.

J’ai fréquenté quelques groupes sur Ravelry, puis divers forums et j’ai lu des horreurs. Certaines dénigraient les « tricots ringards » pour ne béatifier que les nouvelles façons de tricoter. D’autres se moquaient ouvertement de celles qui n’utilisaient pas des matières nobles. Des propos laissaient entendre qu’il y avait des ouvrages haut de gamme, d’autres plus bas de gamme voire très limite. Des articles dans certains blogs servaient de tendance à suivre en faveur de créateurs très en vogue. J’ai lu des commentaires injurieux et je me suis demandé ce qui pouvait entraîner autant de haine entre des personnes partageant le même amour des mailles.

Est-ce mon « Amélie Poulain » intérieure qui interprétait mal ? Au départ, un châle, un pull, un plaid ou une écharpe ce sont des mailles réalisées avec un fil qui plait à celle qui tricote ou crochète ou à la personne à qui l’ouvrage est destiné, non ? Une maille endroit se fait de la même façon que ce soit sur une aiguille à tricoter droite ou circulaire de base, non ? Une bride se crochète de la même façon que ce soit avec un crochet bas de gamme ou un crochet ergonomique, non ? Quand on aime les mailles et leurs alchimies diverses, c’est l’ouvrage final qui importe, non ?

Alors pourquoi cette distance entre nous ? Qui sommes nous pour juger de la façon de faire de chacune ? Je revendique le droit d’être naïve. Je me réjouis de la fierté de la tricoteuse débutante qui a fait sa première écharpe en point mousse avec un fil fantaisie acrylique. Je me réjouis de la dernière création d’une de ces nouvelles créatrices qui le réalisent avec un fil luxueux que je travaillerais peut-être un jour ou pas. Je me passionne pour celles qui créent leur propre fil en y associant diverses matières. Je m’enrichis des variétés infinies de couleurs des laines teintes à la main et je me dis que peut-être un jour j’essaierais. Et quand une personne me demande une photocopie d’un patron sur mon blog, je lui donne gentiment la référence pour pouvoir l’acquérir et j’explique  que je ne ferai pas de photocopie. Si je reçois un commentaire courroucé, suite à cette réponse, je l’enlève et je reprends ma vision d’Amélie Poulain.

Le tricot, le crochet ou le filage, c’est respecter l’autre et apprendre en partageant des expériences comme avant quand les téléphones étaient à cadran avec un long fil. Les moyens ont changé mais gardons l’esprit de partage car c’est notre principale richesse.

Source des Illustrations  Les Petites Mains et boitamalice.

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Emmanuelle
EmmanuelleJe me suis remise au tricot pour la naissance de mon aînée, il y a plus de 15 ans, déjà. De fil en laine, j'ai aussi repris le crochet et je lorgne de plus en plus vers la couture comme un nirvana ultra dimensionnel. Je suis une tricoteuse têtue qui ne lâche pas l'affaire pour quelques mailles récalcitrantes ou des degrés de difficulté trop ambitieux. Je veux me faire plaisir en tricotant ou crochetant des modèles qui m'ont séduite. Alors, je m'adapte et j'apprends bien souvent seule dans mon coin. Je vis à la campagne et je me sens souvent isolée avec ma passion de la laine. Pour y remédier, j'ai créé, il y a trois ou quatre ans un petit blog où je parle des moments de pause que je m'accorde. Puis j'ai mis mon pied dans Ravelry et un orteil dans Facebook et c'est devenu infernal avec ma connexion digne du temps des courriers par chouette....

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57 commentaires sur "Du rififi dans le monde des mailles"

  1. Tata tricot dit :

    Bravo, très bel article et j’aime ce coté Amélie Poulain :-)
    Vive la maille!

  2. Minia dit :

    MERCI ! Juste contente à la pause du matin de te lire ! Il y a quelques années j’aurais ri en me trouvant le trait un peu gros, mais depuis quelques mois j’ai de plus en plus de mal à reprendre mes lunettes d’Amélie Poulain, et je fuie un peu le net ! Mais là tu me réconcilies !!!

  3. AnnePhiSo dit :

    Article très intéressant. Je suis une tricoteuse « new generation » car ayant débuté qu’il n’y a que deux ans, j’ai tout de suite plongé dans l’univers Internet, aiguiles circulaires and co… Et surtout j’ai été éblouie par le travail des autres. Tout le monde a ses goûts et je me dis que même un tricot « ringard » est superbe aux vues des heures passées dessus et de la passion mise dedans ! Mais ce que j’aime par dessus tout, c’est le partage ! J’ai passé presque deux ans seule avec mes aiguilles et mon écran d’ordinateur. Maintenant j’ai des vraies copines tricopathes-crochetopathes avec qui échanger nos expériences. Et ça, y’a pas à dire, c ‘est top !
    Bravo pour l’article :)

  4. O'Kryn dit :

    Peut être parce que je ne suis pas très présente sur les forums de tricot, je n’ai pas vu ce genre de réactions. Comme toi, je pense que le tricot est un loisir de partage et qu’il doit le rester qu’importe les moyens ou les connaissances de chacune.

  5. Laurence dit :

    Super article ! il fallait le dire, c’est fait … :-)

  6. Gwen dit :

    C’est très vrai ce que tu dis; je file, tricote, crochète…en fait, tous les arts du fil m’intéressent et on rencontre parfois des personnes géniales et d’autres fois des personnes qui sont là plus pour critiquer que pour aider ou encourager…mais on rencontre aussi parfois des petites perles avec qui l’échange est merveilleux et c’est sur elles qu’il faut se concentrer :)

  7. Lino dit :

    Très bonne réflexion et j’adhère à 100%
    Chaque personne est différente, a ses goûts, ses préférences, ses facilités (et ses moyens financiers) propres. Pourquoi imposer une tendance, une norme alors que les loisirs créatifs sont justement là pour nous permettre d’exprimer notre sensibilité ?
    Je suis parfois ennuyée de ces mêmes réflexions, de ces castes et je te rejoins : l’art du fil doit rester un partage.

    Merci pour cet article !

  8. mousticetco dit :

    Merci pour cet article. Alors je suis aussi un peu Amélie Poulain, car j’ai eu l’impression que ton article parlait de moi. J’adhére totalement à ta vision et le plus important je pense sur le net c’est de trouver un « groupe » ou tu te sens bien, sinon tu t’en détournes vite.
    merci beaucoup pour cet article.

  9. valérie dit :

    J’adore ton article : le ton,l’humour et surtout la justesse de tes propos.
    J’ai vraiment passé un agréable moment à te lire .
    Bonne journée.
    Valérie

  10. Madeleine dit :

    Très bon article. Je tricote depuis 6 mois, et si je n’ai pas encore rencontré de points de vue aussi catégoriques que tu le dis, j’ai parfois été un peu surprise effectivement par la surreprésentation des laines « de luxe ». Ma bourse est toute petite, et j’ai eu un peu de mal à comprendre les prix des laines. J’avais l’impression qu’il fallait un fil superbe pour faire un projet superbe… Mais j’ai tout de même commencé par une écharpe au point mousse avec une laine tout acrylique, puis un pull en morceaux à assembler… le net m’a en fait permis de vraiment accrocher avec le tricot, et de faire une formation éclair : couleur, câbles, aiguilles circulaires…..et aujourd’hui aiguilles double pointe.
    Et comme toi, je garde un esprit Amélie Poulain, mais j’avoue ne pas souhaiter rencontrer de tricoteuse rencontrée sur le net (pas encore!) un peu par peur d’être jugée….
    Bref, c’est mitigé, il faut se lancer dans le net, mais pas corps et âme !

  11. Anne-C dit :

    Pfiou… Je n’ai pas croisé le genre de commentaires méprisants dont tu parles, et je m’en passe bien ! Pourquoi se crêper le chignon et faire preuve de méchanceté entre nous alors que l’on a une passion commune ? Chacun est libre de s’y adonner avec les matières et le matériel qu’il/elle veut/peut. Après, chacun doit aussi être libre d’exprimer son opinion, mais dans le respect de l’autre. Merci pour cet article ! :)

  12. Pou le moment, le tricot ne m’a apporté que de bonnes choses : de jolies rencontres, la satisfaction d’apprendre à tricoter à quelqu’un, de bons moments avec les copines autour d’un goûter et puis les adorables commentaires sur mon blog et par mails.

    Mais c’est vrai qu’il y a des lieux où je n’ose pas me rendre (peut être que ça vient uniquement de moi, hein !) parce qu’à travers les échanges que je lis sur le web, j’ai un ressenti étrange, comme si tel lieu était réservé à une catégorie de tricoteuses qui ne sont pas prêtes à accueillir des nouvelles. Je ne sais pas l’expliquer. Mais du coup je vois les beaux écheveaux colorés en photo mais je n’y vais pas.
    C’est bien que tu rappelles que le tricot (comme toutes les activités créatives) c’est le plaisir de créer (chacun comme il veut) et de partager ces moments de création. De faire entrer de nouvelles personnes dans ces moments, échanger, ça nourrit aussi notre propre créativité.

  13. Cécile Bz dit :

    C’est vrai que parfois on a l’impression de 2 mondes parallèles, de devoir choisir son camps… Bravo pour ton article très agréable à lire !

  14. dodelco dit :

    Très bel article. Je suis aussi une « Amélie Poulain » dans l’âme. Je me réjouis tout autant des belles réalisations d’autres tricoteuses que des miennes.Il faut préserver cette idée de partages entre tricoteuses en veillant à respecter le travail d’autrui sans s’en approprier la gloire avant d’avoir reçu l’approbation de celle qui a créé le modèle. Tout cela, a mon avis, devrait toujours ce faire gratuitement. C’est tout simplement une question de respect à l’égard des autres.

  15. Caro58 dit :

    les arts de la laine souffrent eux aussi de la bêtise humaine… c’est triste!
    c’est bon de rappeler les bases du respect!
    merci pour cet article!

    Caroline

  16. Thé* dit :

    Aaaaah! Mais c’est que: si toutes les tricoteuses du monde pouvaient se donner la main…comment tiendraient-elles leurs aiguilles??? Très bel article, qui fait écho à quelques expériences qui m’ont laissé un goût amer…Mais je ne veux garder que le bonheur des échanges et des belles rencontres faites grâce à cette passion des laines, nobles ou pas!
    Thé*

  17. Bien vu, et bien dit…il y a des intégristes dans tous les domaines, et des tricoteuses et crocheteuses condescendantes partout.Moi en ce moment je tricote surtout pour mes petits enfants, donc layette et pas de « pure » belle laine…j’ai déjà eu droit à des regards apitoyés, voire légèrement méprisants.M’en fiche.J’ai passé l’âge d’être susceptible et je m’éclate .Et puis, comme beaucoup je n’ai ni l’envie, ni surtout les moyens de dépenser 10 euro pour une pelote réputée « haut de gamme »…
    Reste malgré tout le bonheur de partager avec des « tricopines », de passer de bons moments et d’apprendre beaucoup.

  18. A part se faire voler quelques idées ( mais l’idée c’est volatile) je connais pas trop ce monde austère que tu décris :)
    je pense aussi être Amélie Poulain et vivre dans le monde des bisounours en amigurumi :)
    par contre j’éduque ma communauté à faire la différence entre le tricot et le crochet ;)
    ton article est très intéressant !

  19. Lorence dit :

    J’ai appris dans le monde d’avant mais tricote et crochète dans le monde de maintenant, j’ai appris de nouvelles techniques grâce à Internet. Je ne suis pas trop d’accord avec toi, internet est comme dans la vraie vie il y a des gens plus gentils que d’autres. Et dans la vraie vie il y a aussi des gens qui piquent les idées des autres, il y a aussi du snobisme et sur Internet il y a aussi des gens prêts à aider les autres et à partager.
    C’est sur internet que les gens ne me trouvent pas ringarde de tricoter et dans la vraie vie le contraire!

  20. Annette dit :

    J’aime beaucoup ton article. Je n’ai pas rencontré les réactions que tu décris mais je les imagine très bien… dans mon (petit) village, j’ai fait une animation tricot à la bibliothèque, une mamie est venue me demander conseil pour sa laine fantaisie bizarre (tu sais, celles avec une bande de résille) et on s’est retrouvées à deux générations d’écart, toutes les deux à essayer de comprendre le mode d’emploi, elle me montrait les merveilles de finesse de napperons en crochet qu’elle réalisait… Le tricot, ça peut créer des liens quel que soit l’âge, les études qu’on a faites (ou pas), le métier qu’on a fait… et c’est quand même super de faire des rencontres comme ça !

  21. gwenola dit :

    Que tout cela est vrai! j’ai eu l’impression que c’est moi qui parlait à travers toi. Je lutte contre le snobisme du tricot..et tant pis si je n’ai pas les moyens d’aller à la droguerie ou autre boutique qui donne envie mais pas à la portée de tout le monde!
    mais que de découvertes sur le net! c’est ce qu’il faut retenir!!!

  22. karine_ dit :

    Comme ce texte me plait…
    Mes tantes m’ont appris à crocheter et tricoter lorsque je passais des vacances chez elles. Grâce à elle je sais à peu près tout faire, c’est surement le plus beau cadeau qu’elles m’ont fait…

  23. Senlis dit :

    En pleine forme, Emmanuelle, et toujours la plume (la touche…?!)aussi juste!
    J’ai aussi franchi les 2 mondes,connu les boutiques qui étaient notre seul approvisionnement possible sur 3 générations et que je remercie chaleureusement d’avoir existé et pour certaines même, réussi l’exploit de se maintenir…et j’apprécie tout autant ceux et celles qui ont su donner ce nouveau souffle, cette incroyable variété…. mais je reconnais que les opinions rigides ou désobligeantes sont à oublier le plus rapidement possible si on veut rester sur notre petit nuage de mailles…!

  24. venusia dit :

    j’ai souvent connu car comme certaines, je tricote beaucoup pour mes enfants donc de l’acrylique en majorité, pas trop cher et résistant à la cour de récré et surtout facile à entretenir. J’adore aussi acheter de la jolie laine, toucher des écheveaux, les sniffer mais j’ai eu aussi l’occasion de voir des serpillères faites avec des laines hors de prix et des merveilles en laine plus classique. Je crois que je tricote autant de modèles anglo-saxons que nos bons vieux Phildar ou Bergère de France

  25. indi dit :

    La critique et la méchanceté sont partout…… aucun domaine n’y échappe! En retenir l’essentiel se faire plaisir, au tricot, au crochet, ou…… avec des fils luxueux ou de l’acrylique…..

  26. danielou92 dit :

    Je retrouve les mêmes tics qu’en broderie où parfois celles qui brodent sur du lin méprisent celles qui brodent sur de l’Aïda,du coup je brode sur de l’organza de soie (au crochet de Lunéville), ah mais !
    Le snobisme et la bêtise sont partout.
    Pourtant, si j’ai eu envie de reprendre le tricot c’est grâce à toutes ces belles laines que l’on voit maintenant mais c’est un détail, ce qui compte c’est de se faire plaisir.
    On peut faire de bien jolies choses avec un fil 100 % acrylique si on y met du goût et du coeur.

  27. lunefantasy dit :

    nous y voilà : un constat simple et efficace !
    j’aime le ton, j’aime la prise de position
    le tricot et le crochet à la base c’est pour se vêtir, avoir chaud dans la maison, accessoiriser une tenue… faire ce que l’on peut, ce que l’on veut avec des brins….
    oui certains modèles donnent à rêver, certains écheveaux sont à tomber, des acryliques sont usés jusqu’à la trame et le vieux pingouin sort du placard et alors !!!!
    au monde des libertés des aiguilles circulaires (le bonheur de pouvoir tricoter dans un petit canapé, dans la voiture ou dans la salle d’attente), de la prise de position de l’aiguille droite, du crochet métal et du bois de rose …..vive le fil et le bonheur qu’il nous procure.
    Au diable les nettiens en manque de reconnaissance qui se targuent de s’anoblir par le brin de sang bleu…
    merci pour ton article, merci pour ton ton
    aujourd’hui j’ai une pelote de schachenmayr au bout de mes bois, demain une Noro eh oui les soldes sont passées par là, ensuite il y a aura de la drops et pourquoi pas une Rowan… l’art du fil est un roman

  28. roland dit :

    Bonjour je trouve cet article réel

  29. Bountynette dit :

    ayant vécu cela dans le monde du scrap, je m’en suis éloignée. Je n’ai pas encore connu / detecté ça dans la laine, et je préfére rester naîve!
    un trés bel article trés bien écrit , et mes grands méres te diraient qu’il y avait du tricot même au temps des opératrices téléphoniques, lol

  30. Celeste dit :

    Je n’ai jamais recontré de tels ayatollah dans mon parcours tricotesque. J’assite à un atelier tricot hebdomadaire dans ma ville avec des femmes de tous les âges… Et c’est justement ça que je trouve génial ! Perso je n’aime pas trop Phildar car je trouve qu’ils vendent très cher l’acryllique alors qu’on peut trouver des fils naturels moins chers chez Drops par exemple. Mais chacun est libre. Et si, depuis que j’ai découvert le tricot en rond, je ne fais plus que ça, c’est surtout que je déteste coudre mes tricots car je ne sais pas le faire joliment et qu’avant j’avais tendance à laisser mon tricot en attente de montage pendant des lustres ;-) Mais je vais repassser aux morceaux car certains modèles me font de l’oeil pour cet hiver !

  31. Emilie dit :

    Je tricote peu, fréquente encore moins de forums mais j’ai déjà senti ce « snobisme » du tricot ( et j’achète plutôt des laines onéreuses pour mes quelques projets

  32. Emilie dit :

    Je tricote peu, fréquente encore moins de forums mais j’ai déjà senti ce « snobisme » du tricot ( et j’achète plutôt des laines onéreuses pour mes quelques projets

  33. Emilie dit :

    Mais pourquoi la moitié de mon commentaire est mangée à deux tentatives?

    Reprise: j’ai déjà senti ce snobisme mais garde surtout à l’esprit que ravelry est une idée formidable et généreuse. Que cette communauté, en dépit de sa dimension planétaire demeure un lieu indépendant et toujours aussi généreux. J’oublie les ronchons ( qui me font quand même parfois grincer des dents) et me réconcilie avec l’humanité entière en me baladant sur ravelry ( suis pas Amélie, mais suis romantique

  34. batilou dit :

    Je crois pour ma part qu’il y a surtout beaucoup d’incompréhension comme souvent sur un forum où l’écrit ne donne pas toujours le ton avec lequel l’auteur aurait parlé.

    Dernièrement j’ai écris que j’étais très déçue du dernier Vogue Knitting qui pour moi ressemblait à un Burda tricot.
    Point.
    Je voulais moi parler du style Vogue que j’aime particulièrement et que je ne retrouve pas dans le magazine, et quelques personnes ont compris que je snobais Burda que j’apprécie pourtant tout autant! Pour être d’ailleurs en train de tricoter un de leurs modèles.
    Et je me suis retrouvée à expliquer que non, les modèles anglo-saxons ne sont pas pour moi ce qui ce fait de mieux, et que non je ne trouve pas ringard de tricoter dans une autre langue que l’anglais, etc…
    Et pour avoir déjà assisté à ce genre de discussion qui démarre sur les chapeaux de roues concernant par exemple l’acrylique que l’une n’aime pas tricoter quand l’autre entend que ce qu’elle utilise par choix ou obligation c’est nul, je crois sincèrement que le débat est parfois faussé dès le départ.
    Même chose pour les droits d’auteur sur lesquelles les françaises s’assoient avec beaucoup plus de facilités que les américaines par exemple.Est on donc plus malhonnête? Non, je crois que c’est une question à laquelle on a été beaucoup moins sensibilisée. Ne serait ce que parce que nous, quand on achetait un catalogue avec la laine il était gratuit, et que le refiler à sa copine était normal.Parce que ce monde de créatrices privées n’existait pas chez nous avant l’explosion d’internet et qu’on ne lésait personne en refilant un catalogue ou un modèle.

    Je ne crois pas vraiment qu’il y ait un reel snobisme qui se soit installé, sans nier le fait que comme dans tous les domaines il y a des gens qui pensent que le plus cher ou le plus nouveau est forcèment le mieux, sans nier le fait que certaines aient pu être reellement agressées, mais je crois surtout qu’il y a un nouveau monde de communication et de ce fait un décalage involontaire parfois.
    Mais c’est peut être mon côté Amelie poulain aussi :-)

    • Senlis dit :

      Très juste remarque sur les discussions qui s’enveniment sur un malentendu….
      Et je trouverais plus juste que,si on achète la laine de la marque pour réaliser le modèle, celui-ci soit offert…pas le catalogue entier, mais le modèle choisi…

  35. caro dit :

    Merci pour ton article !! Je tricote depuis à peine 2 ans, mais j’ai appris enfant avec ma mère et ma grand mère et le tricot pour moi c’était donc aussi une histoire de transmission intergénérationnelle et de partages. Sauf qu’en m’y remettant j’ai découvert ravelry et le monde du tricot sur le net qui s’avère être une vraie mine avec tous les tutos que l’on peut trouver sur les différents points et techniques et qui m’ont permis de progresser.
    Je suis peut être encore plus Amélie Poulain que toi, mais je pensais que quand certaines ne jurent que par des matières nobles, c’était aussi pour « rentabiliser » leur ouvrage : passer des jours et des jours à tricoter un pull qui au final va tourner serpillère au premier lavage, c’est frustrant et on se dit que si on lui avait consacré quelques euros de plus, il aurait pu vieillir plus joliment… (ce qui n’empêche pas certaines laines très chères de très mal vieillir, j’en conviens !! mais c’est pourquoi j’apprécie énormément les retours d’expériences des tricoteuses sur ce sujet !)

  36. Dans toutes passions il y a du snobisme,mon mari le ressens également très fort dans sa passion pour le modélisme. J’ai ressenti également dans le tricot une sorte de « dénigrement »
    Pour être une bonne tricoteuse, il faudrait avoir plein de tunes pour tricoter des matières nobles.
    Le snobisme ne m’a pas encore atteint, et pourtant je tricote depuis plus de 30 ans.Je tricote ce que j’ai envie et souvent de l’acrylique !!!
    Votre post est criant de vérités !! Alors moi je dis bravo d’avoir dit tout haut ce que certains pensent tout bas :)
    Longue vie à votre site !
    Bon dimanche à vous :)

  37. limue dit :

    Voilà, tout est dit ! soit dans ton article, soit dans les coms…. Je tricote depuis 43 ans !! j’ai connu le tricot « comme il faut » (celui des petites filles modèles enseigné pour quand on sera une bonne épouse), le tricot « nécessiteux » (celui fait avec les restes des pelotes à 3 sous, pour rallonger un pull ou un pantalon)et le tricot « j’me la pette » (celui qui m’a couté un bras mais qu’il fallait pour faire comme les autres…. enfin, je croyais !!)
    J’ai appris avec des aiguilles droites en métal qui cliquetaient à chaque point (douce mélodie à mes oreilles, tintamarre insoutenable pour l’entourage) J’ai découvert les aiguilles circulaires : une révélation ! (alors qu’elles faisaient parti des « mochetés ringardes » quelque part dans ma tête !!). Je parlais le « Phildar » ou le « Pingouin » couramment et aujourd’hui, « l’anglais tricot »… J’ai délaissé aiguilles et crochets pendant des années, parce qu’ils rimaient trop avec « ringard », « moche », « niais » dans les conversations autour de la machine à café…. Et un jour, un blog, une créatrice, un châle, l’envie est revenue. Gloutonne, j’ai cherché à rattraper le temps perdu, parcourant blogs et forums plus que de raison…. j’y ai tout lu, tout « entendu ». Déçue parfois, heureuse souvent, car le partage autour d’une passion reste le moteur de ses sites. Le monde du tricot à changé, mais il reste toujours des créateurs « élitistes » (je me souviens des laines Anny Blat, Bouton d’Or, plus onéreuses que les Pingouins ou Phildar à l’époque). On y peut rien et c’est comme cela dans tous les domaines (mode, auto, resto etc…) et le net à largement ouvert les horizons aux petites mains modestes, qui peuvent se réjouir de faire parti d’une grande communauté. Nos pelotes en sont l’emblème : qu’elles soient pure laine, 100% acrylique ou savant mélange des 2, elles nous rappellent que la diversité fait la richesse …. Le bonheur est dans nos sacs de laines !!!

  38. La strega dit :

    Comme je me reconnais dans ce que vous écrivez !

  39. Geneviève dit :

    bonjour,

    j’adore tes articles que je trouve pertinents.. je tricote et crochète régulièrement mais des petites choses (coussins sunny spread, sacs, cache-théière, …) bref je m’amuse et prend du plaisir à ce que je fais et c’est l’essentiel même si mes petites réalisations sont soit en 100% acrylique ou 100% coton ;-) et le net est une mine d’or pour les débutants… c’est tout simplement génial !!
    bonne journée

  40. TivaB dit :

    Quel excellent article! Pour moi, même type de parcours et si je n’ai pas trop croisé d’ayatollah du tricot, en revanche, pour le point compté et ses « brodeuses élégantes ne jurant que par la soie et la toile de lin extra fine » ou pour le patchwork et les ferventes du tout à la main…

    Merci aussi pour les illustrations … Et puis, les coussins en laine orange vont certainement être bientôt à la mode, les années 60/70′ reviennent à grands pas!

  41. Petite Colombe dit :

    Hello !
    J’avais remarqué aussi ce snobisme des laines nobles (  » Moi, je ne tricote que de la pure laine ! » ), et cela m’avait un peu agacée… Par goût, je préfère les belles laines teintes main, je trouve les couleurs extraordinaires. Mais il faut adapter à l’usage… ces belles (et chères) laines pour faire des châles pour des adultes soigneuses, c’est très bien, mais c’est autre chose pour les enfants… pour les chaussettes aussi…
    Ma nièce de 9 ans adore plonger ses mains dans mes écheveaux, elle a le même contact avec la laine que nous toutes. Mais lorsqu’elle met le cowl en alpaga et soie autour du cou :  » Ça gratte !  » (ma mère aussi d’ailleurs…). Ceci-dit, elle m’a demandé un châle en soie. Elle attendra encore un peu ;-)
    Alors je vais à La Lainière de Wazemmes pour lui trouver des fils coton-acrylique (pas chers !) pour lui faire des pulls doux et qui ne grattent pas (et je me ruine en fils soie-cachemire pour maman…)
    J’ai récupéré récemment une entame de couverture au crochet commencée par ma grand-mère vers 1980. Et le stock de pelotes pour la finir. Pur acrylique. Elle n’a pas bougé. Je n’ai plus qu’à apprendre le crochet :-)
    Quand aux chaussettes… j’ai fait de belles chaussettes avec des fils pas chers (4 € la paire de chaussette). Et d’autres qui m’ont coûté 4 fois plus cher. On verra à l’usage…

  42. Merci pour cet article au propos juste et efficace. Sur un ton plein d’humour aussi, tu pointes du doigt certains propos horribles à lire. La richesse de ces activités vient en effet du partage, de la tolérance et un peu d’humilité ne ferait pas de mal à certaines personnes. Il y a de belles choses partout, même avec de l’acrylique.
    Vive Amélie et merci pour ce vent de rébellion!

  43. pivoine dit :

    Article très intéressant pour moi qui débarque dans ce monde du tricot : je me suis remise à mes aiguilles il y a un an, et j’ai débuté le crochet en mars de cette année. Je suis une Amélie Poulain au carré : je ne soupçonnais même pas les vilenies décrites dans cet article !

  44. Az dit :

    Oh que oui…..
    Je me souviens sur Ravelry d’avoir dit il y a longtemps que je n’aimais pas l’une deux boutiques de laines de ma ville, parce que je n’y trouvais pas, justement, de fils naturels. On m’est tombé dessus comme la vérole sur le bas peuple parce que j’étais un snob, etc etc etc…juste, j’avais dit que je ne trouvais pas les laines que JE cherchais…pas que la boutique devait fermer! Et il m’arrive de tricoter du synthétique pour des enfants, c’est bien plus pratique et facile d’entretien.
    Depuis, je zappe toutes les discussions (sauf ici, de temps en temps, je cherche quasi-uniquement les tutos..et du coup je tricote beaucoup plus. Mais c’est dommage de se retrouver seule dans son coin pour avoir la paix :/
    Je suis d’accord avec cette idée de décalage, évoquée plus haut.
    Je n’arrive pas non plus à comprendre ces clans autour de « stars » du web qui se pouillent pour…rien.
    Pour moi le tricot est un loisir, donc je fuis.
    Je crois aussi que certaines personnes surinvestissent le web communautaire en tant que créateur de lien social et y déversent bien trop de choses…mais c’est un autre débat.

  45. Az dit :

    Désolée pour les fautes, mon clavier est en fin de vie..

  46. Filozailes dit :

    Oui oui Emmanuelle, tu as bien tout dit …. mais mais mais, le web, même s’il est un formidable outil de communication et de diffusion des connaissances, n’en est pas moins un reflet (ouah le mot facile) de notre société.

    Les personnes qui s’y promènent sont les mêmes qu’ailleurs, …. et donc, notre société est ainsi faite, avec des déviances, des névroses, des gens formidables, d’autres juste un peu moins, de tout de tout de tout.

    J’ai 51 ans, et en 2008 il m’a permis de découvrir les merveilleuses choses que l’on pouvait faire au crochet, alors, tricoteuse, je me suis mise au crochet avec bonheur.
    J’y ai appris et rencontré une foultitude de choses et de gens, et même s’il y a des prises de bec, des mauvais moment, peu importe, pour moi c’est comme partout ailleurs.

    Je ne peux pas m’entendre avec tout le monde, je n’aime pas tout le monde, alors j’y fais mon bonhomme de chemin en lui souhaitant longue vie.

  47. Anne dit :

    C’est très vrai tout ce qui est écrit dans ton article, c’est un peu la face caché du tricot que j’ai découvert en débutant, il y a peu près 2 ans… Incapable de tenir des aiguilles droites, trop longues, trop encombrantes, je suis passée aux circulaires immédiatement et ça m’a « sauvée », sinon j’aurai abandonné. J’ai aussi tricoté de l’acrylique au départ, une belle laine irrégulière verte et violette qui faisait presque des étincelles avec mes premières aiguilles en métal!
    Puis, comme beaucoup, les blogs m’ont guidée vers Ravelry et, parlant pas trop mal l’anglais, j’ai réussi à déchiffrer mes premiers patrons dans cette langue. C’est à ce moment que j’ai fait la connaissance des laines « exclusives », des matières nobles, des marques « qu’il faut tricoter » pour être dans le coup. Moi qui me fournit encore parfois sur les marchés aux puces, des vieux stocks de laine pingouin ou autres que des mamies aux doigts fatigués ne peuvent plus tricoter… J’ai testé certaines de ces belles laines et parfois j’ai été séduite, parfois j’ai été un peu désabusé. Tout ce tintamarre pour… ça?
    Le tricot c’est le partage, c’est un sujet dont je parle avec plaisir avec ma belle mère, ça nous a rapproché même si c’est une fervente tricoteuse Bergère de France et que moi j’ai du mal avec le parlé des patrons français.

  48. cunégonde dit :

    Cette espèce de snobisme, je l’ai connu dans le monde du point de croix -pardon, du point compté-. Celles qui brodent sur du lin snobent celles qui brodent sur aïda. Celles qui brodent en 1×1 regardent celles qui brodent en 2×2 de haut. Celles qui brodent sans loupe assassinent celles qui ont besoin de cet outil. Pffffffffff … Vous croyez vraiment que la vie est trop longue, pour qu’on perde du temps à ces gamineries de cour de récré de maternelle ? Si chacune pensait juste à se faire plaisir en maniant du fil et des aiguilles ?
    Merci Amélie Poulain.

  49. marinette dit :

    Très bon article !

    Dans ma famille aussi le tricot est une question de partage: ma tante la tricoteuse chevronnée s’occupe des grosses pièces du corps, ma grand-mère avant et une autre tante maintenant s’occupent des manches, ma mère pose les boutons et les fermetures et le reste de la famille porte les pulls !
    Par contre tout le monde se précipite chez les marchands de laine (on n’est pas loin du magasin d’usine bouton d’or Anny Blatt) pour admirer et toucher toutes ces pelotes.

    Alors bon partage !

  50. Gladys dit :

    Très bel article, le sujet me touche particulièrement et la forme est belle, agréable à lire, comme la douce introduction d’un film…

    Ces commentaires dont tu parles m’ont vite complexée quand j’ai commencé à mettre mes aiguilles dehors.
    Je ressens d’ailleurs la même chose quand je vais dans certaines belles merceries de Paris, j’ai l’impression de ne rien connaître, d’avoir loupé quelque chose, et puis… ah, je n’ai jamais tricoté de chaussettes en rond, alors…

    Mais il suffit parfois d’un modèle, d’une commande d’un ami qui aime ce que tu fais pour que le plaisir revienne !
    Je rejoins exactement ce que tu dis à la fin de ton article: vive la diversité. Jolies tricoteuses en rond et en Alpaga, ne nous jugez pas. Tricoteuses de mère en fille en Acrylique, ne complexez pas. Cela ne rend les arts de la laine que plus riches.

  51. limagne dit :

    Merci pour cet article, lucide et sensible.
    Je tricote depuis plus de 50 ans, avec de belles laines autant que d’ acrylique, en fonction de la personne à qui est destiné l’ ouvrage, enfant ou adulte soigneuse, ce n’ est pas la même chose… S’ il est vrai qu’ internet a favorisé les relations entre tricoteuses, il a également permis à certain(e)s de montrer au grand jour, parfois de façon exacerbée, leurs traits de caractère dominants, et nous sommes confrontés à des despotes du modèle ou du fil, à des « pintades » qui s’ extasient devant un carré de point mousse pourvu qu’il soit tricoté dans LE fil, ou qu’ il porte LA signature ! Bref, comme vous toutes, je suis revenue des forums aux allures de dictature, et je continue mon bonhomme de chemin de tricoteuse, avec les fils de mon choix et les modèles à mon goût…Ravelry or not. En ce moment, je m’ éclate avec de la layette, acrylique souvent, pour mon futur petit fils, et J’AIME ça ! Bonne journée, et écrivez-nous encore de ces articles pleins de fraîcheur et d’authenticité.

  52. Jocelyne dit :

    Bonjour,
    On a connu le même genre de débats dans le milieu de la broderie, entre les adeptes du point compté, fils de lin 16 fils nuancés, de soie de préférence et celles qui pratiquaient l’aida en fils DMC. Même mépris, suffisance, sentiment de supériorité pour les happy fews, parisiennes sans doute, qui toisaient du haut de leurs portefeuilles les ploucardes ignorantes.

  53. christine dit :

    J’ai beaucoup aimé votre article, je suis d’accord avec vous et je reste persuadée que tous les travaux d’aiguilles sont d’abord des travaux personnels . Il y a quelques personnes qui arrivent à nous communiquer leurs savoirs et il FAUT respecter leurs créations et ne pas copier et photocopier leurs modèles , car c’est vraiment scier la branche sur laquelle nous sommes confortablement assises …. j’utilise des fils et des modèles en fonctions des personnes à qui je doit les offrir et je commence à apprendre à mes  » grandes filles ( de 30 à 28 ans ) le tricot et toutes les activités autour du fil avec un immense plaisir . je lit avec intérêt cette e-revue et je vous remercie du mal que vous vous donnez . A bientôt .

  54. christine dit :

    bravo pour cet article ! tout à fait exact. c’est ce que je ne comprends pas. dans le monde réél il y a des différences sociales, des hiérarchies et il me semblait que les loisirs abattaient les murs, adoucissaient les moeurs comme la musique. mais non. merci pour cet article.

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