En 2014, j’ose !

Intheloop a définitivement fermé !
Le site reste en ligne pour vous permettre d'accéder aux archives. Les commentaires et le forum ont été désactivés.

Il y a parmi vous des personnes qui voudraient se lancer dans les arts de la laine mais qui n’osent pas. Cet article est pour vous. Tous ceux qui pratiquent ce type d’activité sont passés par cette phase d’intenses réflexions avant de se lancer. Alors si vous profitiez de cette nouvelle année pour nous rejoindre ?

Voici quelques pistes pour oser.

1. Tout le monde a été un débutant tremblant au départ.

Il y a une vérité que vous devez affronter, vous serez un ou une novice. Et alors ? Est-ce que vous avez su faire du vélo tout seul ? Est-ce que vous avez toujours su manger avec une fourchette et un couteau ? Et bien commencer le tricot, le crochet, la broderie ou le filage c’est pareil. C’est très rarement inné.

2. Comment commencer ?

Étrangement cela dépend entièrement de vous. Comment êtes-vous à l’aise ? Quelles sont vos façons de procéder face à la nouveauté en général.

Il y a la piste la plus simple, trouver une personne qui sait et en qui vous avez assez confiance pour demander de l’aide. Il y a souvent plus de personnes qui pratiquent que vous ne le croyez. Peu communiquent sur leur passion de la laine souvent par peur des affreux clichés qui accompagnent ces loisirs. Il y a toute une époque où savoir tricoter ou crocheter était synonyme de degré zéro dans l’évolution humaine. Regardez les soupçons qui accompagnent les hommes qui pratiquent une activité manuelle jugée féminine. L’évolution n’est pas la même partout…

Ouvrez les yeux, cherchez l’écharpe, l’accessoire ou la pièce de vêtement qui vous paraît fait main. Parlez en autour de vous, voire dans votre propre famille, vous serez surpris du nombre de pratiquants silencieux.

Imaginons que vous n’ayez trouvé personne ou que vous soyez isolé. Il existe des milliers de manières de commencer, à vous de trouver l’outil qui vous est le plus simple. Quand j’ai commencé à tricoter,  j’avais appris les bases il y a tellement longtemps que j’avais tout oublié. À l’époque,  internet balbutiait et je n’y avais pas accès et j’ai tout appris du tricot au crochet en passant par la broderie dans le même livre. Il existe de très beaux ouvrages pour apprendre avec le b.a-ba avec des explications écrites et des photos pas à pas. Demandez à votre libraire préféré ou allez faire un tour dans les rayons d’enseignes spécialisées. Mon conseil est de feuilleter avant d’acheter pour être sûre que vous tenez votre « bible ».

Il existe aussi la solution des vidéos sur le net où tout est trouvable. Mais parfois la dextérité de celui qui présente peut effrayer. Souvenez vous alors que lui aussi, à un moment, a été débutant. La combinaison livre et vidéo me paraît la plus efficace si vous ne rencontrez pas la bonne personne.

Pensez aussi aux spécialistes. Une mercière peut être la personne ressource. Nous oublions trop souvent que les petites merceries sont tenues par des personnes qui pratiquent ou qui connaissent de personnes qui tricotent, crochèrent ou brodent. Poussez la porte et découvrez votre meilleur atout. Attention, une vendeuse n’est pas forcément une mercière et inversement.

Vous pouvez aussi vous renseigner via les associations de votre ville ou village, vous allez certainement être surpris de la diversité des activités proposées.

Vous avez aussi la possibilité de trouver un tricot-thé. Ce sont des repères de passionnées qui assument et qui se feront un plaisir de vous communiquer le virus. Il n’y en a peut-être pas dans votre ville mais un peu de kilomètres est parfois nécessaire pour prendre confiance en soi.

3. Le matériel de base vraiment nécessaire.

Vous débutez alors ne vous ajoutez pas une pression supplémentaire en investissant des sommes folles. Souvenez-vous de votre première voiture ou de votre premier ordinateur…

Il vous faut selon le cas une paire d’aiguilles à tricoter, un crochet ou une aiguille à broder. Faites simple et pensez comme pour la rentrée scolaire à vous faire plaisir sans basculer dans l’excès. Je conseille de prendre pour débuter des aiguilles à tricoter 3,5 ou 4 ; même chose pour le crochet. Quand on commence, on est souvent très tendu dans ses gestes alors n’achetez pas du trop fragile. Souvent la première paire d’aiguilles à tricoter va se tordre un peu ou beaucoup, c’est normal. La pratique vous apportera la fluidité des gestes.

Vous avez aussi besoin de ciseaux qui coupent bien, d’une règle et du principal : de laine. Écoutez-vous, si vous êtes quelqu’un de peu sûr de vous, faites simple. Allez dans une boutique et vous pourrez toucher la matière première. Prenez un fil qui vous est agréable au toucher et d’une couleur qui vous plaît. Juste une petite aide : il est parfois difficile de tricoter ou crocheter dans une laine trop sombre. Regardez bien l’étiquette qui l’accompagne pour savoir avec quel numéro d’aiguille elle se travaille. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les grosses laines ou les laines fantaisies ne sont pas la meilleure option pour débuter. Pour les fils épais, les gestes sont plus amples et moins agréables même pour un pratiquant confirmé. Quant aux fils fantaisies, il est parfois difficile de retrouver ses mailles dans une laine trop poilue.

4. Je commence par quoi ?

Rappelez-vous qu’il faut faire vos gammes. Les premiers moments vont être de l’apprentissage de base. Même le surdoué Mozart a débuté ainsi. Dites-vous que vous faites votre échantillon. Cela vous donnera les bons réflexes pour vos ouvrages futurs. Dans les pays anglo-saxons, il existe une gamme variée d’ouvrages dans ce sens : les samplers ou afghans. Vous trouverez sur le net des patrons traduits. Il s’agit de plaids composés de morceaux tricotés ou crochetés dans des points spécifiques. Vous apprenez ainsi à manier vos outils sans vous lasser en réalisant des kilomètres de Jersey ou de brides. De plus, le résultat final mis en forme fait un ouvrage sympa qui vous rappellera vos débuts.

Évidemment si vous vous sentez assez sûr de vous, vous pouvez débuter par l’ouvrage qui vous donne envie de vous lancer mais dans ce cas, faites plusieurs fois l’échantillon avant d’acheter le nécessaire pour le réaliser.

 

Voilà, la laine est dans vos mains maintenant : osez !N’oubliez pas que de toute façon, In the loop est à vos côtés pour vous guider.

Print Friendly

 

 

 
Emmanuelle
EmmanuelleJe me suis remise au tricot pour la naissance de mon aînée, il y a plus de 15 ans, déjà. De fil en laine, j'ai aussi repris le crochet et je lorgne de plus en plus vers la couture comme un nirvana ultra dimensionnel. Je suis une tricoteuse têtue qui ne lâche pas l'affaire pour quelques mailles récalcitrantes ou des degrés de difficulté trop ambitieux. Je veux me faire plaisir en tricotant ou crochetant des modèles qui m'ont séduite. Alors, je m'adapte et j'apprends bien souvent seule dans mon coin. Je vis à la campagne et je me sens souvent isolée avec ma passion de la laine. Pour y remédier, j'ai créé, il y a trois ou quatre ans un petit blog où je parle des moments de pause que je m'accorde. Puis j'ai mis mon pied dans Ravelry et un orteil dans Facebook et c'est devenu infernal avec ma connexion digne du temps des courriers par chouette....

| http://mapetitepause.over-blog.com| Mon profil Ravelry | Tous mes articles |



13 commentaires sur "En 2014, j’ose !"

  1. Tine dit :

    faire des gammes durant quelques semaines afin de trouver son geste et son rythme, planifier des moments créatifs, rêver et imaginer des modèles, rester curieuse des merveilles réalisées chez les autres et participer à des pub-spinning afin d’échanger des idées et des émotions, je vous le dis aussi : au bout du compte, c’est du bonheur au quotidien…

  2. Delo dit :

    Bonjour,
    Je me retrouve tout à fait dans cet article. Il y a un peu plus d’un an, je suis passée par toutes ces étapes en franchissant le pas d’acheter une pelote et une paire d’aiguilles droites n°4.
    Je me suis mise devant mon ordi et regardé quelques vidéos. J’ai tricoté la pelote entière en point mousse puis en jersey. Comme le dit Emmanuelle l’investissement de base est très raisonnable. Très vite on se délit et les mailles s’enchainent de plus en plus naturellement sur les aiguilles. Puis avec quelques techniques simples et une jolie laine on confectionne sa première écharpe. Pour moi, ce fut LA REVELATION! Depuis, je ne compte plus le nombre de châles, écharpes, bonnets et j’en suis à mon 4ème pulls!
    C’est tellement stimulant d’apprendre quelque chose et de se voir progresser tous les jours puis d’acquérir de nouvelles techniques. (Ma prochaine étape : « Knit in English » et tricot-thé).
    C’est aussi un nouveau monde qui s’ouvre pleins de créations faites de belles matières et de belles couleurs. Un monde de partage. Il n’y a qu’à voir le nombre de blogs magnifiques qui fleurissent sur le net ou les tricoteuses et tricoteurs (si, si) nous montrent leurs ouvrages, donnent leurs trucs et astuces. Certains vont jusqu’à donner leurs patrons gratuitement ou prennent le temps de faire des vidéos pour les mettre en ligne.
    Et bien sûr, faire des cadeaux « fait main » dans de belles couleurs et de belles matières pour faire ou se faire plaisir.
    Bref, désormais je suis une tricoteuse affirmée de 35 ans qui n’hésite pas à tricoter dans les lieux publics et à en parler autour de moi (tant pis pour les regards parfois moqueurs). J’encourage donc toutes celles qui hésitent encore à s’y mettre et aussi celles qui n’osent pas encore être fière d’être tricoteuse.
    J’en profite pour remercier l’équipe de « In the loop » et toutes celles qui écrivent dans ce webzine pour leur générosité. Merci pour vos vidéos qui m’ont appris pleins de choses et vos articles qui m’ont inspiré.

  3. sophie dit :

    Allez en 2014, j’ose le tricot ! J’ai appris le crochet grâce à Youtube, alors pourquoi pas le tricot ?!? En plus j’adore le point mousse, je ne suis pas très difficile à contenter ;)

  4. cocolia dit :

    Se prouver à soi-même qu’on est capable de réaliser de belles choses. Se voir progresser quotidiennement.
    Se lancer dans le tricot en anglais, tenter de nouveaux points, découvrir de nouvelles techniques…

    Se réaliser.

  5. Senlis dit :

    J’approuve totalement les conseils d’Emmanuelle sur le choix des aiguilles ,laine et ressources pour débuter!
    Et le plus grand plaisir,une fois le B-A BA accompli , c’est de se rendre compte qu’il y aura toujours des fibres à découvrir, de nouvelles/anciennes techniques à apprendre,d’autres combinaisons de points déjà maîtrisés à tester,des gestes différents selon les cultures pour renouveler les siens ,pour le bonheur de pouvoir rester à jamais,quelque part, un débutant dans l’immensité des arts du fil!
    Je tricote dans les transports en commun, les salles d’attente et souvent, les gens regardent, des enfants s’étonnent et ,après quelques sourires ,la conversation s’engage.
    Sur un trajet régulier, j’ai un jour apporté une paire d’aiguilles et une pelote pour une personne qui avait envie d’essayer et qui n’osait pas demander…au bout de quelques minutes d’essais fructueux elle s’est rappelée qu’une institutrice lui avait autrefois appris le point mousse et les gestes étaient revenus très vite;je n’ai eu qu’à lui montrer la maille envers car elle n’aimait pas le point mousse…et comment monter et arrêter ses mailles….A l’arrivée, elle pouvait voler de ses propres ailes …
    Avant même d’envisager l’achat d’un livre,on peut aussi en emprunter dans les bibliothèques municipales, rayon adulte ou enfant, pour passer les premières étapes…ou les suivantes : un livre avec un modèle de dauphin m’a tentée cette semaine…un seul modèle me plaisait, je ne l’aurais pas acheté, merci la bibliothèque!

  6. Martine dit :

    Votre article me va droit au cœur car je suis une éternelle novice: je débute, j’attaque un ouvrage et puis je cale.Et quelques mois, ou même années, plus tard j’en commence un nouveau. Si vous saviez le nombre de pulls commencés et jamais achevés qui s’entassent dans mon placard!Je craque pour les modèles de Kaffe Fassett, les laines Rowan et la multiplication de sites talentueux comme le vôtre est une délicieuse tentation. Là, sérieusement, j’ai envie de mettre au crochet. Ne riez pas! Bon, j’aurais une excuse: arthrose des doigts. Si vous partagez cette difficulté, pouvez-vous me dire comment vous faites pour pratiquer votre loisir préféré?

  7. dmanavai dit :

    Un article qui tombe à point nommé, ça fait un mois que j’ose…C’est vrai que selon à qui j’en parle, ça fait sourire mais ça n’entame pas ma motivation car je peux dire que nous sommes très nombreuses sur la toile Internet. J’ai créé mon blog il y a environ 2-3 semaines où je parle de mes débuts si ça peut aider d’autres futures tricoteuses. Mais c’est surtout avec ce site que j’ai vraiment eu envie et de me rappeler que sur chaque blog que j’ai visité, chaque crocheteuse ou tricoteuse a été débutante !
    MERCI A TOUTES

  8. Anne Anne dit :

    Que des conseils valables! Je n’ai pas énormément d’expérience en tricot (2 ans peut-être), et c’est grâce à des conseils de ce type que j’ai réussi à me lancer dans mon premier patron en anglais et dans (un peu) de dentelle.
    Ne pas avoir honte de poser des questions, montrer son travail à d’autre là où sa bloque, afin de bénéficier de l’expérience d’un collègue de travail, d’une tante…
    Et surtout, laisser un projet de coté si on a visé trop haut, et le reprendre plus tard, quand on aura fait ses armes sur des choses plus simples. Tout le monde peut se tromper ;)
    Et surtout, profiter! Les loisirs ne sont pas là pour être stressants, au contraire, alors si on aime pas la dentelle car ça demande trop de concentration (je ne suis moi même pas fan de dentelle), autant chercher d’autres modèles avec des fantaisies qui ne demandent pas de pointer mailles par mailles.

  9. pivoine dit :

    Et merci à « in the loop » de faciliter l’apprentissage des débutantes !
    Je me suis remise au tricot en Octobre 2012, après avoir appris avec ma grand-mère dans l’enfance et tricoté un gilet ou 2 pendant mes grossesses. J’ai démarré le crochet dans la foulée, au printemps 2013. Internet fut une aide précieuse !

  10. Quaniaux dit :

    Je suis bien d’accord avec cet article : en 2014, on se met au tricot !

    C’est d’ailleurs pour cela que j’ai mis en place sur mon site MeetmyJob.fr un atelier avec la talentueuse Fée des Mailles, qui apprend le B.A.B.A du tricot aux néophytes à Paris.

    Moi aussi je vais m’y mettre d’ailleurs : ça n’a pas l’air si compliqué et ça me plairait bien de me faire moi-même une jolie écharpe verte en laine :-)

  11. Sandrine dit :

    Tout à fait d’accord avec les conseils d’Emmanuelle! en grande débutante que je suis, j’ajouterais un seul petit conseil: si vous n’avez pas de personne-ressource sous la main, n’hésitez pas à vous inscrire sur un forum consacré au tricot (ravelry, tricotin, threat&needles,…), et à y poser, en cas de souci ou d’hésitation, votre question, aussi stupide puisse-t-elle vous paraître.
    A chaque fois que je l’ai fait, il y a toujours eu quelqu’un pour me répondre gentiment, lever mes doutes, m’expliquer un point ou une façon de faire une diminution…

  12. calix suzanne dit :

    Bonjour,
    En cherchant des précisions sur les aiguilles circulaires Hiya-hiya, je découvre ce site. Lorsque je vois cet engouement des jeunes pour le tricot, cela me fait plaisir.Mes débuts au tricot, j’avais 8/10 ans, j’habillais le Poupon (cadeau du père Noël) Je promène mes 88 ans. A la retraite depuis plus de 26 ans , j’ai retrouvé le tricot avec joie. Gants, chaussettes, chales etc….
    J’ai des progrès à faire pour internet, je viens de changer, j’ai internet 7, je tatonne beaucoup.Je serai débutante toute ma vie.
    A plus tard

2012 - 2014 Intheloop.fr   ||   Licence Creative Commons (CC BY-NC-ND 2.0 FR)   ||   Mentions légales