La tricot-thérapie

Intheloop a définitivement fermé !
Le site reste en ligne pour vous permettre d'accéder aux archives.

Le tricot revient à la mode et  ses  vertus dépassent  largement le simple fait de créer un objet de ses mains. Inventé pour répondre à des besoins purement pratiques, puis devenu le passe-temps de nos mères et nos grands-mères, le tricot a pris aujourd’hui une toute autre dimension. En effet,  on ne cesse de vanter ses bienfaits sur notre santé, notre vie sociale à tel point que l’on parle même aujourd’hui de « tricot-thérapie » !

Tricoter est le nouveau yoga

Selon Fiona Clarke, spécialiste de la promotion santé à NHS Highland, tricoter permet de ralentir notre rythme et a des vertus anti-stress, ce que de nombreux tricoteurs pourront confirmer. D’ailleurs, certaines entreprises britanniques font la promotion du tricot parmi leurs employés afin d’améliorer leur qualité de travail.

 

Ma tricot-thérapie (par Ysabelh)

Personnellement, mon tricot me suit partout et est devenu un élément indispensable à ma vie.

Cela a commencé lors de périodes difficiles au travail. Dans ces moments-là, j’attendais la pause déjeuner avec impatience pour pouvoir tricoter quelques rangs ! Cela me permettait de me calmer, de me vider la tête et de m’occuper les mains pour ne pas ressasser les problèmes de la matinée. C’est d’ailleurs aussi à cette époque-là que j’ai rejoint un groupe de tricot et ai créé mon blog Metro Boulot Tricot.

Depuis ce temps-là, dès que je me rends dans un lieu inconnu ou que j’ai un rendez-vous de travail, je prends toujours mes aiguilles avec moi au cas où j’aurais à faire face à une situation stressante, ou pire encore, ennuyeuse (et si mon client me faisait faux bon ?).

Finalement, mon tricot est devenu un point d’encrage qui me rassure, comme un enfant peut être rassuré par la présence de son doudou. Même si je tricote rarement dans les situations que j’ai décrites, je suis toujours rassurée de savoir que, dans mon sac, se cache un plan B et qu’après mes obligations journalières, je vais pouvoir m’y consacrer. Dans ces cas-là, je me sens un peu comme la tricoteuse masquée : d’apparence ordinaire, elle ne pense qu’à une seule chose, son fil et ses aiguilles !

De plus, tricoter permet de lutter contre l’ennui. Si vous faites un travail qui ne vous passionne pas, rien ne vous empêche de commencer à imaginer votre prochain patron, voire de commencer à l’ébaucher sur un coin de table, loin des regards indiscrets !

Et puis, si vous êtes dans un environnement de travail où personne n’a pris l’habitude de vous remercier ou de vous féliciter pour vos efforts, tricoter pourra (en partie) combler ce sentiment d’ingratitude. En effet, finir un projet est très gratifiant. Premièrement, parce que vous provoquez, en général, l’admiration de vos proches et, deuxièmement parce que vous avez entrepris et réalisé quelque chose de concret et d’inaccessible pour la plupart des gens ! Le fruit de vos efforts est visible sous vos yeux, ce qui n’est pas toujours le cas au travail selon votre domaine d’activité.

Alors si vous aussi, êtes malheureux ou malheureuse au boulot, qu’un seul mot : le tricot !

De plus, ce passe-temps demande une concentration proche de la méditation. Une fois que le point à effectuer a été totalement mémorisé, l’esprit peut vagabonder paisiblement. Les mouvements répétés des aiguilles deviennent naturels et activent les mêmes zones du cerveau que le yoga ce qui permet de ressentir les bienfaits de la méditation, c’est « un moyen de mettre le corps en relaxation » dixit le Dr Bendon, directeur de l’Institut du cerveau à l’école de médecine de Harvard. Tricoter permet donc d’apaiser les tensions et les problèmes de santé liés à l’anxiété.

 

Monica Baird, spécialiste de la douleur,  interrogée par Catherine Cordonnier pour Top Santé explique que « le fait de tricoter modifie la chimie du cerveau, en faisant baisser le taux de cortisol, l’hormone du stress, tout en dopant la production de dopamine et de sérotonine, les molécules du bien-être ».

D’ailleurs, Jacques Plante, gardien de but pour l’équipe de hockey Les Canadiens de Montréal, pratiquait le tricot avant et après les matchs de la Coupe Stanley entre 1956 et 1960 car il estimait que cette pratique avait un effet calmant.

Renée Blixt, membre de the Crochet Guild of America et the Knitting Guild of America ajoute que tricoter aide à se focaliser sur l’ensemble d’une situation et non pas sur les détails. En effet, chaque maille tricotée fait partie d’un tout.Comprendre un patron c’est avoir une vision d’ensemble, mais également la notion de toutes les étapes intermédiaires qui amènent à sa réalisation (de ce qu’il deviendra). Se focaliser sur la finalité plutôt que sur un détail particulier  permet d’avoir un meilleur aperçu d’une situation et de la résoudre plus efficacement.

 

Enfin, le tricot peut avoir une dimension spirituelle, c’est le cas du talit ou châle de prière juif. Il s’agit d’un grand rectangle de laine avec des franges dans lequel s’enroulent certains pratiquants juifs pour la prière. De manière plus ésotérique, certains prayer shawls sont également créés à travers un rite spirituel (prières et bénédictions) ayant pour but de lui donner des propriétés guérisseuses et bienfaisantes.

 

Tricoter a des vertus sociales

 

Tricoter c’est aussi faire partie d’une communauté.

La communauté peut être virtuelle, à travers les blogs ou encore sur Ravelry (site web communautaire de tricot et de crochet, regroupant plus de 2 millions de membres).

Mais ce sont aussi des rencontres réelles qui ont régulièrement lieu dans chaque grande ville, grâce aux cafés tricots, de plus en plus populaires. C’est un moyen pour de nombreuses personnes (hommes et femmes) de sortir de leur quotidien et de créer de nouveaux liens amicaux grâce à leur passion. Sans parler des groupes à vocation sociale dont le but est de créer des vêtements et couvertures pour des œuvres caritatives (voir « Mets ton bonnet ! » des petits frères des pauvres)

Groupe de tricot Stitch n'bitch à Montréal

 

Suggestion de lecture : le roman de Debbie Maccomber, Un printemps à Blossom street

 

Lorsque, un beau matin d’avril, Lydia Hoffman ouvre sa boutique dans un quartier ancien de Seattle, elle réalise son rêve de toujours. Car à travers la laine qu’elle y vend et les ateliers de tricot qu’elle anime, c’est son goût de la vie qu’elle transmet. L’envie d’avancer pas à pas, envers et contre tout, qui guide son existence depuis qu’elle a vaincu la maladie. Et son rêve de commencer une nouvelle vie, une vie où l’amour aurait toute sa place. La petite boutique de Blossom Street devient bientôt le rendez-vous privilégié de trois femmes – Jacqueline la bourgeoise, Carol, la jeune mariée en mal d’enfant et Alix la rebelle – qui, par delà leurs différences, vont se découvrir bien plus proches qu’elles ne le croyaient dans leurs souffrances, leurs espoirs, leur désir de maternité ou d’amour.

 

Tricoter, un régime, une solution pour arrêter de fumer ?

Groupe de tricot Stitch n'bitch à Montréal

 

Ma tricot-thérapie (par Elise)

Pour moi, qui était (et reste malheureusement) une grosse fumeuse, l’envie de tricoter est venue lors de l’arrêt de la cigarette ! J’avais besoin d’occuper mes mains, de faire autre chose, de casser le geste !
Au fil du temps, le tricot est devenu aussi un contact avec le « réel » (mon métier étant virtuel, je travaille dans l’univers du digital, du web et des tablettes / smartphones et bornes tactiles). C’est aussi l’envie de créer des choses concrètes. Après une journée parfois vide de sens, je retrouve le contact avec la matière, les couleurs, l’utilité des objets (que j’intègre dans chaque nouveau projet, qui doit avant tout être utile, porté, au delà des effets de mode).
A la maison, ce petit geste rythmé a aussi un impact : ma détente semble être contagieuse, l’homme aime le bruit régulier des aiguilles, et le chat adore s’installer près de moi lors des séances de tricot. Bien que l’homme soit un peu jaloux, car pendant un film, je peux faire les 2 en même temps, et occuper doublement mon temps, alors que lui ne fait « que » regarder le film :)

Au final, c’est devenu vital. Les soirs ou je n’ai pas le temps de tricoter, j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose. C’est un premier pas vers l’auto-suffisance aussi. C’est ma dose de « créativité » de la journée. Entre temps, j’ai repris la cigarette, mais je n’ai jamais arrêté le tricot !

Tricoter est un bon remède pour la perte de poids. Tel que nous le confie Pauline, bloggeuse de Mercredi et Compagnie, tricoter pendant un apéritif entre amis permet d’éviter de se jeter sur les biscuits sans que personne ne le remarque !

 

Mais la pratique du tricot n’est pas seulement bonne pour le régime, elle permet également d’arrêter de fumer. Après un chagrin d’amour Elisabeth Ollieric a décidé d’arrêter de fumer et s’est lancée dans le tricot pour pouvoir substituer le geste répétitif de la prise de cigarette avec un autre, celui des aiguilles. Cette méthode ayant fonctionné pour elle, elle a créé le kit Pénéclop’ attitude d’une valeur de 30 euros dans lequel on trouve le nécessaire pour commencer une écharpe qui se terminera avec votre envie de fumer.

 

Tricoter, une nouvelle hygiène de vie ?

 

Tous ces exemples montrent que le tricot apporte de nombreux bienfaits du point de vue médical et social. Il permet de retravailler sur nos habitudes, nous fait sortir de notre quotidien tout en faisant de bonnes actions. Tricoter améliore notre quotidien, qu’on le pratique entre amis ou seul, qu’on l’investisse d’une dimension spirituelle ou méditative. Le tricot est une activité compulsive moins nocive que la cigarette et le grignotage, elle occupe les mains et l’esprit et nous permet de nous recentrer sur nous mêmes. En tout cas, pour moi, ça a marché et pour vous ?

 

 

 

Sources :

 

 

Copyright Photo de la une :  Elisabeth Ollieric (Age Band)

 

Print Friendly

 

 

 

Vous aimerez aussi :

Ysabelh
YsabelhJ’ai appris à tricoter étant adolescente avec ma grand-mère qui voulait tant m’apprendre. Par la suite, j’ai laissé tomber puis, après son décès, j’ai repris les aiguilles pour recréer un lien avec elle. Aujourd’hui, le tricot fait partie de mon quotidien, comme l’indique le nom de mon blog « Métro Boulot Tricot », et mon but est qu’il fasse partie du quotidien de plus en plus de personnes. Tricoter permet d’apporter un peu de créativité à notre vie et c’est aussi un moyen de s’échapper après une journée de travail ou pendant l’heure du midi. J’ai toujours un projet en cours avec moi quand je vais dans un nouvel endroit ou lorsque je risque de me retrouver dans une situation ennuyeuse ou stressante. J’en suis totalement accro ! Mon groupe de tricot

| http://www.metro-boulot-tricot.com/| Mon profil Ravelry | Tous mes articles |



37 commentaires sur "La tricot-thérapie"

  1. super article , pour ma part je tricote de plus en plus depuis que j’ai decidé d’arreter de fumer. Le fait d’occuper mes mains m’empeche de penser a la cigarette. Mais maintenant je suis accro au tricot lol

  2. Loulek dit :

    Chouette article !
    C’est vrai que ça fait du bien ! Moi je me suis mise à tricoter dans des moments de stress au travail. J’ai des copines pour qui c’est la même histoire. Le tricot aide à se vider la tête et ça devient essentiel à notre équilibre !

    Et c’est vrai que dans notre société qui tend à une forte tendance individualiste, cela permet de rassembler du monde et de se faire de super copines !

  3. alexandra dit :

    et on peut ajouter que le tricot est aussi une source de fierté quand on crée un objet au lieu d’acheter du tout fait tout uniformisé , et encore plus je trouve avec le filage !

  4. vince-france dit :

    super article, bien sur que nous nous retrouvons tous dans ces témoignages, j’ai également commencé le tricot comme une thérapie pour arrêter de fumer… bon, ça ne marche pas toujours, car je fume encore (mais moins) mais, par contre, je tricote plus, plus plus !
    Bravo pour votre article les filles ;-)

  5. ROUTIER Virginie dit :

    Bravo pour cet article qui contribue à remettre au goût du jour le tricot, je tricote depuis que je suis adolescente, et j’adore ça …. faire qq chose de ces 10 doigts, fureter, fouiner pour trouver la bonne couleur, le bon modèle … comme le dit l’article, c’est apaisant et on est toujours dans le mouvement, jamais à ne rien faire, dans la voiture, le train, le temps perdu est utilisé !! Merci Elise pour ce magnifique site.

  6. wildmary dit :

    Je confirme que c’est très bon pour arrêter la cigarette et pour le régime : ça m’a grandement aidé dans les 2 cas !
    On a les mains et l’esprit occupés et on ne voit pas passer le temps.

  7. Sylvie C dit :

    Et si je vous dis qu’en plus des études sérieuses ont montré que c’était bon pour la prévention de la maladie d’Alzheimer ?! Si vous n’êtes pas encore convaincues de tous les bienfaits du tricot, alors là, votre cas est désespéré!!!!!
    Bravo pour ce bel article et un bravo et un merci général pour toute l’équipe « In thé loop »

  8. Pascale dit :

    Plus je viens vous voir, plus je trouve ce webzine,
    super !!!! Bravo pour cet article , très fouillé et intéressant. Le tricot, moi aussi, je ne peux plus m’en passer…il me détend, il est dans ma vie ma part de créativité, mon moyen de me faire plaisir et de faire plaisir à mes proches….et puis c’est mon patrimoine familiale , tricoteuses de génération en génération !

  9. Ils sont vraiment super vos articles. Merci !
    Vous pouvez aussi ajouter que bientôt ce sera la journée mondiale du tricot : le 9 juin, et qu’à cette occasion il y a de grands rassemblements de tricoteuses.
    Et non, le tricot c’est pas ringard, vive le tricot !
    Moi je le pratique depuis que j’ai 6 ans environ.

  10. Excellent article!! Vraiment intéressant! Et en tant qu’ancienne membre du groupe Stich n’bitch (déménagement), je peux confirmer que c’est tellement vrai que cela a un effet très bénéfique pour la santé et pour le « côté social »! Personnellement, je donnerais beaucoup pour avoir un groupe pareil ici, à mon nouveau chez moi ;) Bravo pour cet article.

  11. legrisourit dit :

    Excellent article ! merci pour celui-ci

  12. Imawale dit :

    Bonjour,
    Bravo pour cet article très judicieux et pertinent qui me renvoyait à mon journal quotidien, les « DNA »dont un article paru le 20.01.10, en collaboration avec Psychologies Magazine, mensuel très connu et réputé (tant pis pour la pub) en parlait.
    Voici l’article de Psychologies Magazine intitulé  » Tricot, le nouveau yoga », adéquation pile poil avec « In the loop »! http://www.psychologies.com/recherche/tag/tricot,-le%20nouveau%20yoga

  13. manuescrap dit :

    ça me fait rire Elise j’ai commencé à tricoter au moment où j’ai arrêter de fumer !!! très très grosse fumeuse il fallait quelque chose pour occuper mes mains !!
    sympa cet article !!!

  14. Liloux dit :

    MERCI.
    J’ai découvert le tricot pendant ma seconde grossesse.
    Je ne demande qu’à apprendre encore et encore…
    C’est le seul et unique moyen pour moi de me détendre et de déconnecter mon cerveau.. Un moment pour moi et un projet à Partager.. L’équilibre!!!

  15. hélène58 dit :

    merci de cet article très intéressant et complètement d’accord le tricot m’a été plus qu’indispensable à une période difficile je le recommande vivement comme anti stress -

  16. cecile dit :

    quant à moi, le tricot m’a plus qu’aidé à me libérer de mon addiction : l’alcool!

  17. Nokomis dit :

    Le tricot m’aide beaucoup à me canaliser, je me retrouve complétement dans votre article. Et c’est un excellent coupe faim quand on a des fringales! ;-)

    Merci beaucoup pour cet article, grâce à vous je viens de faire une découverte passionnante : tricoter à des vertus sociales, je viens de voir ce que fait l’assos des petits frères des pauvres. =)

  18. olivia_via dit :

    Loin de moi l’idée de nier les nombreuses vertus du tricot. Pour le sevrage tabagique, je suis sure que c’est une excellente thérapie. En revanche, je suis assez sceptique sur ses vertus amincissantes : rester assise des heures sur un canapé pas très loin du placard où sont stockés les délicieux chocolats au gingembre achetés à côté du magasin de laine, ça ne me fait pas particulièrement fondre.
    Quant aux vertus sociales,certes… mais il faut quand même un ego solidement chevillé au corps pour affronter sereinement les femmes de l’âge de votre mère qui vous regardent comme un anachronisme affligeant et une résurgence incongrue de l’aliénation de leur propre mère.
    Bon, mais vivent mes copines de tricot, et les conseils d’Ysolda pour adapter mes tricots à mes mensurations de tricoteuse !

  19. MayaTricote dit :

    Merci pour ce très chouette article !
    C’est vrai que le tricot apaise (et c’est donc scientifiquement prouvé!)… Enfin, ça dépend des jours ! Parfois, quand les erreurs s’enchaînent, qu’il faut défaire, refaire, reredéfaire et qu’on a quand même un peu perdu 40mn, ça donne plutôt envie de jeter son tricot dans un coin et de se faire une bonne salutation au soleil ;o)

  20. Tiphanie dit :

    Maintenant que j’y pense, c’est vrai que c’est pour lutter contre la déprime à mon retour de vacances au Canada que j’ai commencé à tricoter ! On peut dire que c’est devenu une drogue !

  21. Cléonis dit :

    C’est génial de constater que certains se sont pencher sur les effets bénéfiques du tricot. Je suis complètement d’accord avec tout ce qui est cité. Moi aussi, j’ai l’impression qu’il me manque un truc si j’oublie mon tricot, je me sens toute nue, je préfère cent fois oublier mon portable ;-)

    Mon sac tricot, je le trimbale vraiment partout ; dans ma région, tous les amateurs de concert me connaissent comme étant la fille qui tricote pendant les répèts, dans les églises, dans les coulisses, sur un bon fauteuil à l’opéra, la présence de stars ne me freinent pas, au contraire, cela me fait marrer de voir que cela intrigue toujours hihi !
    J’ai passé toute une soirée en coulisse à discuter avec la femme harpiste de Michel Legrand sur différentes techniques de tricot et de l’apaisement qu’il déclenche ! Je me rappelle d’un monsieur très bien chanteur dans un choeur qui s’est extasié sur des gants que je tricotais (c’était dans une cathédrale, je tricotais en doudoune tellement il faisait froid) et a commencé à me raconter qu’il tricotait aussi quand il était jeune. il pensait que cela n’existait plus…
    un journée sans tricot est difficilement imaginable ou alors, elle doit être extraordinaire ;-) )
    Je ne peux pas dire qu’un évènement spécial m’a amenée à tricoter car j’ai appris dès 7 ans et commencé à tricoter régulièrement depuis l’âge de 12…Le tricot fait donc parti intégrante de ma vie et je ne peux m’imaginer sans lui !

    Merci pour cet article passionnant !

  22. __L__ dit :

    C’est exactement tout ça! Je ressens du bien être en tricotant, je « destresse », je m’apaise après des journées parfois lourdes en mauvaises nouvelles ou en émotions. Et tout comme dans le témoignage d’Elise, je ressens le besoin de réaliser quelque chose de concret (ayant un métier assez virtuel aussi :-D ). Merci pour ce bel article !

  23. Agnès dit :

    Un peu de tout ça pour moi aussi. J’ai toujours tricoté, abandonné à l’adolescence, repris lorsque j’ai commencé à travailler (et dans quelles conditions !). Depuis, je n’ai plus arrêté. Je dis toujours à ceux qui s’étonnent de me voir tricoter pendant ma pause « Das ist meine Ruhe » : c’est mon moment de calme.
    Toutefois… j’ai remarqué qu’il était parfois très mal vu de tricoter devant des non-tricoteuses-eurs, qui le prennent comme une marque d’impolitesse : comment peux-tu tricoter alors que je te/vous parle ?
    En ce qui concerne l’effet régime, je suis aussi très sceptique car l’effort physique est quasi-nul (contrairement au yoga d’ailleurs).
    Enfin, qui tricote trop (même en alternant les positions, les tailles d’aiguilles, les techniques, s’étirant etc…) peut rencontrer des troubles musculo-squelettiques (comme avec l’ordinateur).
    Comme pour tout… pratiquer avec modération !
    J’ai toujours un ouvrage dans mon sac, pour le bus (vivent les circulaires !), pour ma pause, en cas d’imprévu, et sauf exception, je tricote toujours qq rangs avant de me coucher. Par contre, j’attends désespérément le moment où on pourra tricoter à un apéro sans passer pour l’asociale de service.
    Continuez les filles, vos articles sont éclectiques et intéressants !

    • Cachecache dit :

      Article intéressant. Comme le dit Agnès, tricoter pendant un apéro sans passer pour l’associale de service, faut voir. J’ai appris à tricoter avec ma mère à l’adolescence. A l’époque, certains amis me surnommaient « mémère » « ah, tu tricotes encore, tu finiras vieille fille », etc.
      J’ai laché pendant un moment puis j’ai repris il y a environ 2 ans, mais pas aussi assidument qu’avant. Actuellement, j’en ai 3 en cours (dont le cadeau d’anniv de l’année dernière d’une amie, LOL)
      Le crochet est sympa aussi, mais pour le moment je n’ai fait qu’un rideau en filet. Je n’ai personne pour me guider dans les points complexes, donc je continue le tricot.

      Sur ce, je vais aller farfouiller votre site que je découvre (grace à un lien sur facebook de moline mercerie)
      Bon week-end.

  24. Sylvie dit :

    J’ai appris à tricoter á 6 ans á l’école primaire , j’ai toujours tricoté . Cela fait 47 ans . J’ai ra’lenti dans les années 90 . Moins de modèles et de liaines disponibles. Main tenant j’emporte aussi mon tricot parce que si jamais il y a des embouteillages, un retard, j’ai pas encore osé tricoter en réunion . Il y a encore des commenatires genre c »est pour les grand méres……….
    Maiis c’ est vrai que pour moi c’est une détente je pense à rien quand je tricote,je vous llaisse je vais tricoter

  25. Alix dit :

    Vraiment sympa cet article sur les multiples bienfaits du tricot. Ceux dont je bénéfécie le plus c’est d’avoir l’impression de mieux profiter de mon temps quand je regarde un film tout en tricotant, du côté gratifiant de finir un ouvrage (même si parfois l’envie d’en commencer un nouveau est plus fort!). Les tricot-thé nous font vraiment sentir appartenir à une communauté, et lier de nouvelles amitiés.
    Et il faut vraiment que je lise ‘un printemps à Blossom street’ puisqu’apparemment un personnage s’appelle Alix comme moi!

  26. Vidibio dit :

    Très bon article ! Il résume tout ce que j’aime dans le tricot et pourquoi c’est quasi devenu une addiction !
    Vous avez cité le roman de Debbie Maccomber, j’aimerais aussi recommander Le club des Tricoteuses du Vendredi Soir de Kate Jacobs sur le même thème (et à sortir au cinéma je crois).

  27. Monique PIAT dit :

    le tricot, le crochet, c’est mon moment Zen, un moment privilégié, je ne peux m’en passer, la découverte des fils, un vrai bonheur…

  28. [...] le tricot permet de réduire le stress et la tension accumulés. D’ailleurs, In the Loop, un magazine Web des arts de la laine, n’hésite pas à parler de [...]

  29. Isabelle dit :

    Wouah ! Je n’avais pas vu les choses sous cet angle ! Désormais je regarderai mes aiguilles d’un autre oeil !
    Il est vrai que je me détends quand je tricote. Je m’évade, je rêvasse, je fais même des projets de futurs tricots et pas que !
    Et vive le tricot !

    Isabelle.

  30. Setjay dit :

    D’accooord ! Génial article. Je n’avais pas fait le lien entre le tricot et le fait d’arrêter de fumer. Ni les périodes de stress intense où je suis obsédée par le fait de tricoter. C’est juste inscrit en moi et ça prend le relais sans avoir besoin de réfléchir lol

  31. oreglia dit :

    Si on rajoute de la musique en tricotant , il est vrai que pour ma part on se retrouve dans une relaxation super bienfaisante !

  32. venusia dit :

    A mon arrivée dans ma grande ville actuelle, j’ai fait plein d’activité, de sport… mais la seule qui m’a permis de me faire de vrais amis, c’est le tricot. Un comble quand on sait que la majorité des gens le perçoive encore comme un passe temps solitaire et reservé aux personnes agées

  33. [...] maille pour les bienfaits du tricot, une maille pour l’action solidaire. Une maille pour les bienfaits du tricot, une maille pour [...]

  34. [...] en plus, d’après certaines études, le tricot c’est bon pour la santé : on en parle ici, ou ici par exemple [...]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

2012 - 2014 Intheloop.fr   ||   Licence Creative Commons (CC BY-NC-ND 2.0 FR)   ||   Mentions légales